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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 14:55

Toujours dans le cadre de l'ouverture du site aux internautes, voici l'expérience de François.

Vous pouvez envoyer vos articles sur : mehdiatorV@gmail.com

 

Une confirmation en pratique que le gilet jaune est très utile... ou pas !

 

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Septembre 2011, le 10, un des seuls dimanche pluvieux de ce mois.

Alors que nombres d’entre vous sont aux manifestations sur la région parisienne, je quitte le domicile de mes parents.

Etant militaire, je dois partir dans les 20 jours qui suivent, en Afghanistan.

Ce we est donc la dernière fois où je vois mes parents, sœurs et petits neveux…

Au vu des conditions climatiques, et pensant connaitre les mauvaises habitudes des automobilistes, j’ai mis ce beau gilet jaune fluo d’une de nos marque d’équipementier moto, par-dessus ma combi pluie…

Je sais que certain(e)s vont crier au scandale quand au port du gilet, mais je leur diraient : prend le temps, compagnon, de lire jusqu’à la fin, et tu aura une pierre à ton édifice en plus de ma part..

Sur les coups de 17h00, me voici donc sur l’A86, sous la pluie battante…

Suite à un fort ralentissement, nous ne roulons qu’au environ de 30-40 km/h…

Alors que je me trouve sur la voie la plus a gauche, une voiture déboite juste devant ma roue…

Par reflexe, et sachant que je n’ai pas la place de me déporter sur les côtés, je freine… mais trop fort..

Je sens l’avant qui bloque, et qui commence à se dérober, et l’arrière de la voiture maintenant sur ma voie, se rapprocher…

Mon dernier flash est celui de tenter de poser le pied gauche à terre, dans l’espoir de la redresser…

Je suis réveillé par le bruit du métal sur le bitume fait par ma moto sur le flanc, et glissant sur quelques mètres…

Fort heureusement, du fait de la faible vitesse de l’ensemble des véhicules, toutes les voitures parviennent à stopper devant moi…

Me relevant tant bien que mal, et avec une grosse douleur à la cheville gauche, je tente de lui faire faire comme un mouvement d’échauffement, pour voir si elle bouge…

En effet elle bouge, mais punaise, ca pique ..

Aidé par deux automobilistes qui auront pris le soin de déposer ma moto sur la BAU, je traverse tant bien que mal la chaussée…

La suite, beaucoup de monde l’a déjà vécue…

J’attends seul les pompiers, je fais comme je peux un tour de la machine pour évaluer les dégâts… le tout sous une pluie à ne pas faire sortir un breton…

Puis tout le monde arrive : pompiers, crs autoroute…

Au bilan : une double fracture malléole-péroné au pied gauche, opérée en urgence dans la nuit de dimanche à lundi, se soldant par la pause d’une plaque et d’une dizaine de vis…

Le départ en mission est annulé, et me voilà immobilisé, encore aujourd’hui, et ce jusque mi-novembre, sans compter la rééducation que je devrai faire ensuite…

Ce sera long, mais je remonterai sur ma meule, une fois cette dernière réparée, et on en refera des 20 000 km/an comme avant, et je continuerai à mettre un gilet jaune en cas de pluie...

Maintenant, c'est sur qu'il n'aura pas regardé dans son foutu rétro extérieur gauche avant de faire ce qu'il a fait… vu que de toute façon, il/elle, ne s’est pas arrêté(e) suite à ma chute… (pas de contact avec la voiture, donc pas de délit de fuite, donc tout pour ma pomme…)…

A mon sens, le problème n'est pas tant une question d'équipement, que de responsabiliser et sensibiliser les conducteurs, de n'importe quel véhicule que ce soit... On a tous nos torts, nos manies en conduite, mais en moto, nous n'avons pas le luxe de pouvoir nous dire "j'ai 1 tonne de métal qui me protège"... Nous ne pouvons nous payer le luxe de nous croire seuls au monde. Car ce luxe, celles et ceux qui l'ont pris l'ont souvent payé d'un lourd tribu...

Ma passion est, et restera, la moto, mais si seulement je pouvais la vivre comme je l'entend, c'est à dire longtemps, j'en serai reconnaissant à mes concitoyens...

Gilet ou pas, airbag dans nos blousons ou non, abs en option, qu’importe à mon sens ce que nous portons sur nous, ou comment sont équipées nos motos…

Un motard reste une icône : celle de liberté de mouvement, des déplacements au gré du temps, des virages pris sur l’angle ou juste en mode lopette…

L’icône des sorties en groupe, se retrouver autour d’un barbecue, les meules cliquetantes à cause de la chaleur accumulée…

Cette image d’Épinal, qui tend peu a peu à disparaitre, de celle des motards se saluant sur la route, ou taillant le bout de gras à une station service…

Cette passion c’est la notre…

Nous vivons avec, et certain(e)s nous ont quitté avec…

C’est à nous qu’il revient de la faire vivre, et de faire en sorte aussi qu’elle ne soit plus seulement connue des seuls motards, mais aussi de nos concitoyens…

Et que ces derniers n’en connaissent pas juste les débordements qui peuvent parfois survenir lors de sorties, rassemblements et autres, tant d’évènements repris dans la rubrique « croustillante » des journalistes qui souhaitent stigmatiser notre passion…

J’en finirai cependant avec un dernier mot : Je garde en tête que je ne suis pas le seul, que je fais parti de ces chanceux qui sont encore là pour en parler, de cette passion, alors que nombre des nôtres, motardes et motards, passionnés, veillent aujourd'hui sur celles et ceux qu'ils ont laissé. Gardons-les à l'esprit, et ne trahissons personne...

 

François, un pilote de bandit blessé..

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Merci François pour nous avoir raconter cette épisode.

 

V

 

Mehdiator

 

Par mehdiator
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 15:18

Dans le cadre de l'ouverture du site aux internautes, voici le premier article que j'ai choisi de partager, il s'agit du réçit d'Audrey. Je vous rappel que vous pouvez envoyer vos articles à :  mehdiatorV@gmail.com

 

Vous n'êtes pas obligé de raconter des mésaventures, car la moto c'est aussi de très bon moment ;-)

 

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Le jour où....

 

 

13 juin 2009, 19h, je vais sur Paris chercher une amie et faire la fête à un anniversaire, je me prépare enfile tout mon bel équipement, gants, chaussure, blouson, casque et sac à dos avec le 2eme blouson pour mon SDS. J'arrive devant ma monture, hésite à porter le casque autour du bras ou le fixer sur la selle passager... allé prenons le temps de rouler sans gène, je l'installe derrière. Contact, moteur, c'est parti..

 

5 minutes et environs 2km plus tard, je suis par terre. Une voiture viens de me percuter. Quand on dit que ça vie passe devant ces yeux, c'est vrai, tout y est passer, ma famille, mes amis, mon futur, tout. Je hurle de toute mes forces. Ce n'est pas de la douleur mais de la colère. Je suis en colère qu’après un an de permis ça m'arrive a moi. Moi qui me suis toujours protégée, qui ai toujours fait attention à la route, toujours concentrée. Après la colère et un nombre d'insulte débitée qui ferai pâlir n'importe lequel d'entre vous, la peur s'installe. Qu'est ce que j'ai ? Quel sont mes blessures ? Ne pas bouger et attendre les pompiers ? Impossible il faut que je sache. En imaginant le pire, je me fait mon propre examen médical. J'ai mal a la jambe, je peut la bouger : bon signe. Passons à ma hantise, le dos. Je suis sur le coté droit, j'essaye de bouger le bassin et les épaules en imitant le déplacement du ver de terre : aucune douleur, super j'échappe au fauteuil. Mal à la main gauche, je suppose une petite plaie. Passons à la main droite : aïe ! Bon... poignée cassé.

Les pompiers sont là, ainsi qui la police. Pendant que les premiers me font les premiers soins les deuxièmes me demande si j'ai bu ou si je suis sous l'emprise de la drogue. La réponse est bien sur négative mais ils insistent. Et non les méchants motards ne sont pas tous des ivrognes ( même si on aime bien la bière ;-) ).

direction hôpital, mes parents arrive, ma mère choisis ce moment pour me précisé qu'elle m'avait bien dit que c’était un engin de malheur. Je me retiens et mets ça sur le stress et l'angoisse qu'elle a du avoir.

« alors docteur, qu'est ce que j'ai ? »  de bas en haut : grosse plaie sur le mollet gauche qui me vaut une dizaine de points de sutures ainsi que des brûlures du au bitume, ongle du petit doigt gauche arraché remplacé par un ongle artificiel le temps de la repousse et un jolie plâtre pour mon poignet cassé a droite. C'est pas si grave que ça mais on s'en passerai bien.

 

Quelque jour après rendez vous au commissariat pour ma déposition. J'explique tout dans le moindre détail, le motif de mon déplacement, que j'ai ralenti sachant qu'il n'y a aucune visibilité et qu'une priorité a droite se trouve juste après ce virage que je connais par cœur. L'agent en face de moi m'écoute, me comprend, cela m'étonne mais il sais quelque chose que je ne sais pas et va me le dire histoire de rajouté un peu de cette colère qui ne m'a toujours pas quitté : le conducteur de la voiture d'en face avait 1,5g d'alcool dans le sang et était encore en permis probatoire. Ce qui m'a le plus étonné c'est que dans le procès verbale que l'on m'a donné j'avais son identité, son adresse... je sais à quoi vous pensez mais non, j'ai préféré laissé la justice faire son travail, et je sais qu'il est passé du rang de chauffard à piéton.

 

Aujourd'hui cela fait presque 2 ans ½  que j'ai eu mon accident, après la galère de la rééducation, la bataille avec mon assurance car je n'ai pas précisé que celle ci à déclaré la responsabilité partagé. Je tairai le nom de cette compagnie malgré la pub que je leur fait dans mon entourage. Bien entendu j'ai pris un avocat qui, lui, fait son travail correctement. Donc aujourd'hui j'ai encore des séquelles physiques, mon poignet ne s'en remettra pas, je peux difficilement le levé ce qui est compliqué pour l’accélérateur. Au niveau psychologique, pas un jour se passe sans que j'y pense, les images sont gravés. L'envie d'un jour remonter sur une moto, la mienne ayant fini à la casse, ne m'a quitté que deux semaines après l'accident. J’attends mes indemnités pour pouvoir accomplir mon rêve car quand on à une passion on ne la quitte plus.

 

Pour conclure j'aimerai le faire sous forme de plusieurs morales :

 

la première, est que faire la fête, boire à plus tenir debout on l'a tous fait, mais reprendre le volant ou le guidon après on ne devrait même pas y penser.

 

La deuxième est que l'équipement il fait transpirer en été, il est chiant à transporter, mais que sans  celui ci on peut y laisser beaucoup plus.

 

Et la dernière, est que cette passion qui nous anime tous, qui nous donne cette liberté, cet engin que l'on aime conduire, voir sur les routes, frimer avec (ne mentez pas c'est vrai!), que l'on affectionne, peut nous en faire voir de toute les couleurs et pas que les plus jolies. Alors redoublons de prudence,  montrons que le monde de la moto n'est pas cette image de fou de la vitesse, d'inconscient que l'on nous colle sur le casque et que le partage de la route est possible.

 

 

Audrey, la motarde sans ses ailes.

 

 

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Merci à Audrey pour ce témoignage.

 

Je te souhaite de remonter sur une machine dès que tu en aura la force.

 

V

 

Mehdiator

Par mehdiator
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 15:28

Bonjour à toutes et à tous,

 

L'intérêt d'un site est de faire partager de l'information. Mais je ne souhaite pas être le seul à montrer mon point de vue.

C'est pourquoi je souhaite vous ouvrir le site.

 

Je vous propose donc d'écrire un article qui pourra être publié sur ce site.

Peu importe votre véhicule, il est important que chacun puisse s'exprimer.

 

Cependant, pour éviter que ça parte dans tous les sens, je souhaite que les articles ne soient pas juste des défouloirs.

A vous d'argumenter, de construire l'article et de faire preuve de respect dans l'écriture.

 

Au niveau du contenu, évidemment il faut que cela concerne la route.

 

Un témoignage, une expérience, une belle histoire, des anecdotes, une critique (positive ou négative) vous être libre !

Par contre, pas de test de moto ou quoi que ce soit de commercial.

 

Mais rappelez vous, les commentaires sont ouverts pour les articles, alors si votre sujet est "sensible", attendez-vous au débat ;-)

 

 

Vous pouvez envoyer vos articles par mail : mehdiatorV@gmail.com

 

V

 

Mehdiator

Par mehdiator
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 19:02

Nous avons constater la semaine dernière que le motard était sans doute un être humain.

Mais qu'en est il de LA motarde ?

 

 

 

V

 

Mehdiator

Par mehdiator
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 19:08

Voici la première partie de la campagne du mois d'octobre :

 

 

V

 

Mehdiator

Par mehdiator
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  • : Après avoir réalisé les spots moto ironiques, je vais me lancer concrètement dans la sécurité des motards, parce que nous ne sommes pas tous des délinquants en puissance et que nous méritons aussi du respect. Ce blog est un droit de réponse à toutes les âneries que j'entends quotidiennement sur les motards, et globalement sur tout ce qui concerne la "sécurité routière". V Mehdiator
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